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La destinée des chrétiens

Toutes ces croyances chrétiennes, qui constituent le cœur de la foi théologale mais sont erronées selon le Coran, valent aux chrétiens d’être qualifiés d’ « impies » (5, 17 et 73), de « pervers » (5, 47) et d’être maudits par Dieu comme il en fut des « gens du sabbat », c’est-à-dire les juifs (4, 47).
En outre, pour les punir, Dieu a divisé les chrétiens à cause de leurs « errements ». « Nous avons suscité entre eux l’hostilité et la haine, jusqu’au jour de la Résurrection » (5, 14).
Commentaire du Dictionnaire du Coran (éd. Robert Laffont) :

 C’est un argument majeur pour affirmer que la révélation faite à Mahomet est la seule complète, véridique, non falsifiée. Là où les chrétiens discutent au sujet de Jésus, le Coran donne la vérité divine et absolue sur lui, vérité qui dispense par suite, dans l’esprit des croyants [musulmans], de la lecture de leurs Ecritures, devenues suspectes puisque altérées » (p. 163).

1°/ Les sanctions dans l’Au-delà

La croyance en la Trinité est le seul péché irrémissible selon le Coran. « Dieu ne pardonne pas qu’on lui associe quoi que ce soit ; il pardonne à qui il veut des péchés moins graves que celui-ci. Celui qui associe quoi que ce soit à Dieu commet un crime immense » (4, 48). Par conséquent, les chrétiens sont au nombre des « perdants » (2, 121).
Autrement dit, ils ont fait le mauvais choix et ils en paieront le prix. « Il n’y a de Dieu qu’un Dieu unique. S’ils ne renoncent pas à ce qu’ils disent, un terrible châtiment atteindra ceux d’entre eux qui sont incrédules » (5, 73). Ailleurs, le Coran réserve aux chrétiens un « châtiment douloureux » (2, 174 ; 3, 77).

2°/ Les sanctions ici-bas

Dès ici-bas, les chrétiens – comme les juifs – doivent subir des peines pour leur infidélité, selon des prescriptions coraniques : la défaite et la dhimmitude.

A. La défaite

« Combattez : ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite ; ceux qui, parmi les gens du Livre, ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils paient directement le tribut après s’être humiliés » (9, 29).
Le djihad est donc légitime envers les juifs et les chrétiens. Il a pour but de répandre le règne de l’islam dans le monde entier. Un musulman peut même demander à Dieu de l’aider à vaincre les non-musulmans, donc les chrétiens. « Tu es notre Maître ! Donne-nous la victoire sur le peuple incrédule » (2, 286). Ce verset peut s’entendre dans un sens spirituel mais aussi belliqueux et donc justifier toutes formes de violence.

B. La dhimmitude

Une fois vaincus, les juifs et les chrétiens sont assujettis à un statut juridique et fiscal imposé par l’Etat musulman. Il s’agit de la dhimmitude (du mot arabe dhimma = protection). Les « gens du Livre » qui veulent garder leur religion dans un pays conquis par l’Islam sont tenus de se soumettre à diverses mesures destinées à leur montrer leur infériorité par rapport aux musulmans. Ils ne peuvent donc pas bénéficier d’une pleine citoyenneté. La dhimmitude concerne tous les aspects de la vie : le culte, l’impôt, la participation à la politique, les professions, les études, etc.
Historiquement, la dhimmitude a fait basculer de très nombreux individus chrétiens et même des populations entières dans l’Islam. Embrasser la religion de Mahomet permet seulement d’échapper à la sous-citoyenneté et à l’écrasement social. Nous consacrerons une Petite Feuille verte à cette importante question.
Par ailleurs, les juifs et les chrétiens n’ont plus le droit de se réclamer de la filiation biblique d’Abraham, qui est le seul vrai musulman. « Abraham n’était ni juif ni chrétien mais il était un vrai croyant soumis à Dieu ; il n’était pas au nombre des polythéistes » (3, 67). Selon les commentateurs, ce verset aurait été reçu par Mahomet après que les juifs et les chrétiens vivant dans la péninsule arabe lors de l’apparition de l’islam ont refusé de se faire musulmans.
Pour toutes les raisons mentionnées ci-dessus, le Coran instaure un rapport de méfiance envers les chrétiens (et les juifs).
« Les juifs et les chrétiens ne seront pas contents de toi tant que tu ne suivras pas leur religion. Dis : “La Direction de Dieu est vraiment la Direction [l’islam]” » (2, 120).
Il est donc interdit aux musulmans de s’allier aux « gens du Livre ».
« Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui, parmi vous, les prend pour amis, est des leurs » (5, 51).

Pour vivre tranquilles, les juifs et les chrétiens sont finalement invités à se reconnaître musulmans : « Dis : “Ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre nous et vous : nous n’adorons que Dieu ; nous ne lui associons rien ; nul parmi nous ne se donne de Seigneur en dehors de Dieu » (3, 64).

Annie Laurent